Le Phare de Pen Lan
phare à occultation (2 occultations)
son rythme
: 3 secondes de lumière
1 d'obscurité
1 de lumière
1 d'obscurité et ainsi de suite
Il est entièrement automatisé, fonctionne à l'électricité avec une toute petite ampoule halogène de 3cm de haut. Sa lumière est concentrée par une lentille de Fresnel, une enveloppe en verre taillé.
phare à secteurs
: la nuit, il donne une lumière colorée
si on voit la lumière blanche, on est dans le chenal
si on voit la lumière verte, la navigation est possible en fonction du tirant d'eau.
si on voit la lumière rouge, la navigation est dangereuse (hauts fonds, écueils)
position géographique :
latitude: 47° 31' 0'' N
longitude: 2° 30' 2'' W
Portée:
13 milles marins dans le secteur blanc
11 milles marins dans les secteurs rouge et vert
Le Phare de Pen Lan est
automatisé
, il est
télécontrôlé
par le phare du Goulphar à Belle-Ile comme tous ceux du Morbihan.
Historique:
Une décision ministérielle de juin 1837 approuve le projet de construction d'une tour de neuf mètres quarante, engagée dans un bâtiment de 2 pièces en remplacement du guet de Rochevilaine. En 1881, l'administration prescrit la construction d'une seconde tour, plus élevée. Le nouveau feu est allumé en 1882, qui balaie l'horizon à 11,80m au-dessus du sol. Une nouvelle modification survient en 1888, visant à améliorer la portée du phare.
Vers 1975, le phare est à nouveau surélevé car de récentes constructions gênent sa portée dans certains secteurs.
Il mesure actuellement 18 m de haut et s'élève à 26 mètres au-dessus du niveau de la mer, on doit gravir 73 marches pour atteindre le feu.
Le gardien de Phare
Madame Le Marchand était la dernière gardienne du Phare de Pen Lan, elle a pris sa retraite en 1995, peu de temps après son automatisation.
Elle nous a parlé de son travail: il consistait en un travail de surveillance, elle devait vérifier que l'ampoule était bien allumée et aussi nettoyer l'optique.
Au début en 1984, l'allumage était manuel et il y avait un tableau de service qui donnait les heures exactes pour l'allumer et l'éteindre.
Madame Le Marchand devait aussi changer les ampoules , environ 1 fois par mois pour les anciennes et à peu près 1 fois tous les 6 mois pour les ampoules halogènes.
Parfois, le rythme du feu se décalait (elle le remarquait en fonction du bruit du mécanisme) , elle devait alors prévenir immédiatement Lorient et Etel qui avertissaient les navigateurs. Quelqu'un se déplaçait en pleine nuit pour réparer les contacteurs.
Quand le phare de Tréhiguier a été déplacé, elle devait en outre surveiller le feu du Scal.
Sa mission comportait en plus la surveillance du feu de la "Basse Bertrand" et le feu de Kervoyal.
Le feu de la "Basse Bertrand et celui de Kervoyal fonctionnent maintenant avec des panneaux solaires.