LE MOBILIER
Le chœur
: la partie la plus riche et la plus remarquable de l’église.
· L’autel ancien est en forme de tombeau galbé, la forme du tombeau signifiant le sacrifice du christ. Le matériau est du stuc (plâtre, eau, colle, poussière de marbre ou de craie)
· Le tabernacle, tout en bois, est un petit chef d’œuvre du 18e siècle. Il est construit en 3 volets, agrémentés de colonnettes torses.
Au centre : porte peinte en blanc, avec une statuette dorée du christ, surmontée d’une coquille St Jacques
Au 2e niveau : 3 cartouches portant les symboles du crucifiement : échelle, marteau, clou, pince, épée…
Au 3e niveau : 1 lanterne à fuseaux
De part et d’autre du tabernacle, amorce d’un fronton où un ange adorateur est assis.
Derrière, un panneau rectangulaire, en bois peint en faux marbre.
· Le retable : ce retable venant selon toute vraisemblance, de l’abbaye de Prières, constitue un ensemble exceptionnel pour une petite église comme celle-ci.
Il est constitué de 2 étages :
l’étage inférieur, le plus important est consacré au Christ.
l’étage supérieur, à la Vierge. Traditionnellement, les Billiotins ont une grande dévotion envers Notre Dame de la Garde, patronne des marins.
Au centre, concentrant les regards, une grande toile à l’huile de 2,60 x 2,40, la Crucifixion.
Ce tableau a été réalisé en 1917 par un peintre nantais, d’origine suisse, François SBINDEN.
Un de ses petits-fils est venu récemment prendre des photos pour illustrer une monographie consacrée à la vie et l’œuvre de son grand-père.
Ce tableau est la copie d’un célèbre tableau de RUBENS, le peintre flamand du 17è siècle, dont l’original est au musée de Bruxelles et un autre exemplaire au Louvre.
Le Christ crucifié est entouré de Marie, sa mère, de St Jean l’évangéliste à qui Jésus a confié sa mère en mourant et de Marie-Madeleine, la pécheresse repentie, qui enserre de ses bras les pieds de Jésus.
De chaque côté, 2 colonnes jumelles, décorées de feuillage à la base et bordées d’ailerons à l’extérieur.
De la même manière, des colonnes jumelles, plus petites, encadrent une niche, dans la partie supérieure, sous un fronton triangulaire. Cette niche, abrite une belle Vierge à l’enfant, porté sur le bras gauche. La Vierge est revêtue d’une robe blanche et d’un manteau bleu drapé et agrafé sur l’épaule.
· L’autel actuel est « face au peuple », depuis la réforme liturgique du concile Vatican II (1962-1965). Cet autel en bois n’est autre que l’ancienne Chaire qui était précédemment fixée sur le premier pilier de gauche.
· Les statues :
De part et d’autre du retable sur des socles, les statues en bois de St Etienne et de St Maixent
Saint Etienne, premier diacre de l’église chrétienne porte la dalmatique rouge (couleur sang) et tient des pierres dans la main droite, en signe de son martyre. Il fut en effet lapidé (cf. Actes apôtres)
Saint Maixent (ou Maxent), patron de la paroisse en soutane noire, rochet blanc (long surplis), croix pectorale, rabat, chape verte, mitre en tête, bénit de la main droite.
Saint Maixent était un abbé poitevin, mort en 515. Son corps fut transporté à Plélan-le-Grand, près de la forêt de Paimpont où il resta de 868 à 920. Le choix du patronage de saint Maixent est lié vraisemblablement à l’Abbaye de Redon dont dépendaient canoniquement l’Abbaye de Paimpont et la nouvelle paroisse de Billiers fondée à cette époque.
Les stalles lambrissées viennent de l’abbaye de Prières et forment un ensemble bien travaillé. Beaucoup de moines ont dû s’y asseoir au fil des siècles.
Vous remarquerez une particularité assez originale : sous le siège relevable de chaque Stalle, existe ce qu’on appelle « une miséricorde » (dans le sens de « compassion »). Il s’agit d’un support qui permettait au moine de s’asseoir légèrement, tout en ayant l’air d’être debout, pendant les longs offices de la nuit et de la journée.
Le christ en ivoire
Cette magnifique réalisation très expressive et équilibrée, provient aussi de Prières.
Répertorié par les Beaux-Arts, il est protégé par un vitrage blindé.
· Les chapelles du transept
Les autels et les retables ont été conçus dans le même style que l’autel et le retable du chœur, mais en version « allégée » : autels en forme de tombeaux galbés peints en faux-marbre et retables avec des colonnes jumelles, ailerons et tableau central
· La chapelle sud est dédiée à la Trinité. La Trinité est symbolisée de deux façons
Au-dessus du tabernacle : Dieu le Père présente une croix avec le Fils crucifié ; une colombe figure l’Esprit-Saint, selon le récit du baptême de Jésus dans le Jourdain (évangile de Matthieu)
Un médaillon porte le « triangle divin » dont chaque côté - égal - signifie l’égalité des 3 Personnes divines. La lumière rayonnante figure l’Amour infini.
Le tableau central représente la tempête apaisée par Jésus en présence de Pierre et André. Les couleurs se sont ternies et la visibilité en souffre.
· La chapelle nord est dédiée à la Vierge. Le tableau central représente l’Assomption (l’élévation de Marie au Ciel)
· Le chemin de croix En provenance de la chapelle du Grador de Vannes (ex Grand Séminaire), il a été mis en place en 1937 par le Père PICARD recteur. Les 14 stations sont peintes sur métal (une technique assez rare) et rénovées récemment par Pierre PEDRON artisan local.