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Chantier arrachage de Baccharis



Lutte contre une plante exotique envahissante : le Baccharis

Les "espèces exotiques envahissantes" (EEE) sont des espèces végétales ou animales non indigènes introduites, intentionnellement ou non, par l'homme, hors de leur aire d'origine. Leur propagation peut avoir des impacts sur les habitats naturels et les paysages, des conséquences sanitaires (plantes allergisantes, animaux vecteurs de maladies...) ou économiques (menaces sur l'agriculture ou la qualité de l'eau...).


Parmi ces espèces, le Baccharis halimifolia est une plante très problématique sur notre littoral.

Cet arbuste, qui peut atteindre 4 à 5 mètres de hauteur avec un tronc de 20 cm de diamètre, est originaire d'Amérique du nord. Autrefois commercialisé dans les jardineries pour garnir les haies, il s'est implanté et répandu dans les milieux naturels par la dissémination de ses graines. En effet, la floraison, entre septembre et novembre, d'un seul pied femelle peut produire plus d'un million de graines qui se dispersent au gré du vent ou des courants marins.

Le Baccharis halimifolia est loin d’être la seule plante invasive présente sur nos côtes, son développement est particulièrement rapide, causant des dégâts considérables sur les milieux naturels, une forte perte de biodiversité et une dégradation de nos paysages.


En effet, en proliférant dans les zones humides, sur des dunes ou des falaises, le Baccharis occupe la place des espèces végétales locales. Cet envahissement a pour effet une diminution de la diversité des plantes locales, voir une uniformisation totale par le Baccharis. Dans les zones humides, le paysage se referme sous ses arbustes de 3 à 5 m de haut.

Des chantiers d'arrachage et un outil créé spécialement


Pour contrer cette expansion très rapide, des chantiers d'arrachage doivent être mis en place. Pour cela, les collectivités bénéficient de l'expérience et du savoir-faire du collectif anti-baccaharis, qui réunit des associations et des collectivités dans la lutte contre les plantes invasives.


Ces chantiers sont organisés chaque année de septembre à mars, hors période de nidification des oiseaux. Différentes méthodes d'arrachage ont été utilisées (voir ci-contre) et un outil spécifique, le "baccharrache" a été créé par le collectif. De jeunes les plants pouvant encore germer à partir de la banque de graines (le stock de graines dans le sol) pendant 5 années après les derniers arrachages, une surveillance de toutes les zones traitées demeure nécessaire.

A Billiers


A Billiers, plusieurs foyers de Baccharis sont identifiés, notamment autour de Penlan et à Thora. Un premier chantier d'arrachage a été réalisé le 12 mars dernier, réunissant les employés du service technique de la commune, Daniel Lasne du collectif anti-baccharis, Benjamin Bottner de l'EPTB Vilaine et Vincent Jeudy, conseiller municipal. Plusieurs dizaines de pieds, dont certains de belle taille, ont été supprimés au niveau de la plage des amoureux. D'autres devront être programmés en début d'automne, avant que les plants femelles ne fleurissent et ne libèrent leurs graines.


Pour être le plus efficaces possibles, ces interventions nécessitent des bras nombreux ! C'est pourquoi un chantier ouvert à toutes et tous les volontaires est programmé samedi 2 octobre. Une belle occasion de se défouler au grand air, dans la convivialité billiotine, tout en œuvrant pour la protection de nos habitats naturels et de nos paysages.

Renseignements à prendre en mairie.

Les méthodes de lutte

  • Arrachage manuel

  • Arrachage avec baccharrache

  • Coupe à la scie ou à la tronçonneuse

  • Dévitalisation des souches au gros sel

  • Écopâturage

Ces méthodes sont complémentaires : après l'arrachage ou la coupe, le pâturage et la fauche régulière sont nécessaires pour empêcher sur le long terme une recolonisation par le baccharis.

+ d'infos sur : http://collectif-anti-baccharis.org/